2009
La Loi 7 et les licenciements de 2009
Quand Luis Fortuño prit possession comme gouverneur, deux années de suite de recettes du Fonds général stagnantes ou en baisse — 2007 et 2008 — avaient déjà usé les finances de Porto Rico, tandis que s'approfondissait la récession de l'île. La réponse de Fortuño fut directe. Le 3 mars 2009, son administration annonça un Plan de Recuperacion Fiscal y Economica orienté vers la réduction de plus de 2 milliards de dollars de dépense publique à partir de cette année fiscale, et flotta au début l'idée de licencier jusqu'à 30 000 travailleurs du secteur public.
Le nombre final fut plus petit que ce chiffre d'ouverture, mais il reste énorme pour n'importe quelle échelle de Porto Rico : sous la loi qui en résulta, connue comme la Ley 7, 12 505 employés gouvernementaux furent finalement licenciés. Ce n'est pas une erreur d'arrondi dans un effectif de la taille du secteur public de Porto Rico : cela toucha des familles et des communautés dans toute l'île presque immédiatement.
L'échelle des licenciements, avec les mesures plus larges d'austérité qui les accompagnèrent, alimenta des années de malaise dans le secteur public qui ne se termina pas quand les licenciements cessèrent. En un an, ce malaise apparaîtrait dans l'un des plus grands mouvements étudiants de l'histoire moderne de l'île : les grèves de l'Université de Porto Rico de 2010-2011, allumées en partie par la pression de fonds qui se traçait direct au même resserrement fiscal qui produisit la Ley 7.
Vue de loin, la Ley 7 se lit comme une seule décision fiscale : un gouverneur fermant un écart de la manière la plus rapide qu'il avait sous la main. Vue de l'intérieur de Porto Rico en 2009, ce fut une rupture : le moment où l'austérité cessa d'être un mot dans un document de budget et devint 12 505 pertes d'emploi concrètes, avec des conséquences qui parcoururent la politique de l'île pendant des années.
Elle fixa aussi un patron qui se répéterait tout au long de la décennie suivante de vie fiscale de Porto Rico : un gouvernement devant un écart croissant entre revenus et dépense, choisissant de le fermer surtout avec des coupes dans les feuilles de paie et les services publics au lieu de revenus nouveaux, un patron que le conseil fédéral de supervision répéterait ensuite à plus grande échelle, avec sa propre vague de protestations.
Sources: Huelgas de la Universidad de Puerto Rico, 2010-2011. Gel 2026-08-22.