2026-05-20 · Économie
Après Maria, les retards hypothécaires à Porto Rico ont monté, puis sont revenus près du niveau antérieur
Le rétablissement après un ouragan se mesure aussi dans la maison de chaque famille. Un rapport du Government Accountability Office des États-Unis (GAO), publié le 20 mai 2026, a examiné ce qui est arrivé aux hypothèques de Porto Rico avant et après Maria. La source principale est la page institutionnelle de Hurricane Maria: Mortgage Performance in Puerto Rico. Le rapport n'est pas un registre d'aides individuelles ni une liste de dossiers familiaux. Il résume les constats d'une étude publiée en 2023 par la Federal Reserve Bank of New York.
Le point de départ était déjà fragile. Quand Maria a frappé Porto Rico en septembre 2017, plus de 10 pour cent des hypothèques actives étaient déjà en retard. Après l'ouragan, la part des prêts en souffrance est montée à peu près au triple en novembre 2017. Selon le résumé de la GAO, le taux est revenu vers le niveau d'avant Maria environ un an plus tard. Cela décrit une hausse forte et un retour relativement rapide dans l'ensemble des prêts étudiés. Cela ne signifie pas que toutes les familles ont récupéré leurs revenus ou leur logement au même rythme.
Les saisies ont suivi une autre trajectoire. Le Department of Housing and Urban Development, la Federal Housing Administration, Fannie Mae, Freddie Mac et le Department of Agriculture ont établi un moratoire sur les saisies du quatrième trimestre 2017 au troisième trimestre 2018. Pendant cette pause, les saisies ont continué de baisser malgré la hausse des retards. Elles ont ensuite monté pendant plusieurs mois et sont revenues aux tendances antérieures environ un an après la fin du moratoire. La GAO signale que beaucoup des hypothèques saisies en 2019 étaient probablement déjà en retard avant Maria.
Le rapport explique aussi que le choc financier n'a pas été le même pour tous les prêts. Les hypothèques avec assurance ou garantie fédérale, y compris celles adossées à la Federal Housing Administration ou au Department of Veterans Affairs, ont été moins susceptibles de produire des pertes pour les banques. Les hypothèques conventionnelles sans cette protection ont concentré davantage de pertes. La différence compte, parce qu'un taux général de retard ne dit pas à lui seul qui a porté le coût, quelle protection avait le prêt, ni quelle difficulté rencontrait le foyer.
Le logement à Porto Rico a en plus une particularité de structure. En 2017, le taux de propriétaires était comparable à celui du territoire continental, mais financer un logement par hypothèque était moins courant : environ 41 pour cent des logements occupés par leurs propriétaires avaient une hypothèque, contre environ 67 pour cent sur le continent. La GAO relie cette différence, entre autres facteurs, à un large secteur de logements informels. Quand une famille n'a pas un titre clair sur sa maison, il peut être plus difficile d'obtenir un financement ou d'accéder à certaines protections.
L'étude revue par la GAO a aussi trouvé qu'on ne pouvait pas analyser les taux de retour des promoteurs de logement, parce que les données n'étaient pas disponibles. Cette limite empêche de faire du rapport une explication totale du marché immobilier. Ce qu'il offre, c'est une photographie précise : retards, pertes bancaires, saisies et propriété autour de Maria.
La conclusion de la GAO est que l'effet agrégé de Maria sur les hypothèques a paru modéré ou de courte durée, en partie parce que les protections et le moratoire ont freiné une chaîne plus large de saisies. Cette conclusion n'efface pas le dommage humain ni les pertes des familles qui n'ont pas pu payer, réparer ou documenter leur logement. Elle ne permet pas non plus d'affirmer qu'une personne a reçu, ou n'a pas reçu, une aide fédérale particulière.
Par rapport à la note 1363, la lentille change. La note sœur examine le dessin national de l'assistance aux catastrophes et l'échelle des appropriations fédérales. Cette note regarde la stabilité des prêts résidentiels après Maria. Les deux parlent de rétablissement, et l'une ne remplace pas les données de l'autre. La source principale est une seule publication de la GAO et son résumé des preuves de la Federal Reserve Bank of New York.
Pour que les mots soient clairs
Ce sont les mesures que le rapport utilise pour expliquer l'effet de Maria sur les hypothèques.
- Plus de 10 pour cent
- Part des hypothèques actives déjà en retard quand Maria est arrivée.
- Hausse au triple
- Le taux de retard est monté à peu près au triple en novembre 2017 et est revenu près du niveau antérieur environ un an plus tard.
- Moratoire
- Pause des saisies du quatrième trimestre 2017 au troisième trimestre 2018.
- Hypothèque assurée ou garantie
- Prêt avec une protection fédérale qui peut limiter la perte de la banque.
- Logement avec hypothèque
- Environ 41 pour cent à Porto Rico, contre environ 67 pour cent sur le continent, selon le rapport.
Source principale : U.S. Government Accountability Office, Hurricane Maria: Mortgage Performance in Puerto Rico, GAO-26-108982, publié le 20 mai 2026 - https://www.gao.gov/products/gao-26-108982