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2025-03-25 · Économie et politique

L'aide fédérale après les catastrophes a atteint $448 billion en dix ans, mais la livraison reste à risque

Le Government Accountability Office des États-Unis (GAO) a publié le 25 mars 2025 une analyse sur la façon dont l'aide fédérale est livrée après une catastrophe. La source principale est la page institutionnelle qui accompagne le rapport Disaster Assistance: Improving the Federal Approach. Le document regarde le système national, mais Porto Rico apparaît comme un exemple concret de la difficulté à transformer une promesse de rétablissement en ouvrage terminé, des années après Irma et Maria.

L'échelle de l'argent aide à comprendre le problème. Pendant les exercices 2015 à 2024, les appropriations pour l'assistance aux catastrophes ont totalisé au moins $448 billion. Ce chiffre n'inclut pas $110 billion supplémentaires d'appropriations approuvées en décembre 2024 pour l'exercice 2025. Ce sont des fonds autorisés par le Congrès pour répondre aux urgences et reconstruire. Le chiffre ne signifie pas que tout cet argent a déjà été payé, ni que chaque projet est terminé.

L'analyse décrit aussi une pression croissante sur le système. En 2024, il y a eu 27 catastrophes avec au moins $1 billion de dommages, contre 14 en 2018. FEMA gérait encore plus de 600 déclarations majeures ouvertes, et certaines avaient presque 20 ans. Pour la personne qui attend la réparation d'une école, d'un aqueduc ou d'une route, cette durée se traduit par plus de révisions, des coûts qui changent et des décisions qui peuvent passer par plusieurs agences.

En février 2025, la GAO a placé l'amélioration de la livraison de l'assistance fédérale aux catastrophes sur sa liste de haut risque. Le rapport a identifié plus de 30 entités fédérales avec des programmes, des règles et des dates distincts. Il a aussi signalé environ 60 recommandations ouvertes et quatre sujets pour considération du Congrès. Ses priorités sont des processus plus simples pour les survivants, moins de fragmentation entre agences, une main-d'œuvre FEMA plus solide et davantage d'investissement dans la résilience. Parmi les options discutées figure une commission indépendante pour étudier une réforme large du système.

Porto Rico permet de voir cette difficulté sur le terrain. La GAO a rappelé qu'en février 2024 elle avait examiné le rétablissement d'Irma et Maria, plus de six ans après les ouragans. FEMA et le gouvernement de Porto Rico avaient pris des mesures pour avancer des fonds et commencer des travaux permanents. Malgré cela, certains sous-récipiendaires qui ont reçu des awards accélérés ont identifié des coûts de projet supérieurs aux estimations, ce qui pouvait mettre en risque l'achèvement. L'Autorité des aqueducs et égouts a cité un projet de station d'épuration dont le coût a dépassé l'estimation d'origine de 42 pour cent.

Cet exemple ne dit pas à lui seul qu'il y a eu fraude, ni que l'argent a été perdu. Il dit quelque chose de plus simple : une obligation financière peut exister avant que l'ouvrage avance, et le coût peut changer pendant qu'arrivent permis, plans, achats et construction. La lecture de cette note sépare l'argent autorisé, l'engagement d'une agence et l'argent qui sort enfin vers un projet.

La GAO a aussi décrit la main-d'œuvre de FEMA comme surchargée par la hausse des catastrophes et par d'autres urgences. Elle a recommandé une méthode plus complète pour mesurer si une juridiction peut répondre sans aide fédérale. Selon l'analyse, cette mesure doit aider à décider quand l'assistance est nécessaire et comment mieux la diriger. Au moment du rapport, la recommandation n'était pas encore pleinement mise en œuvre.

Pour Porto Rico, la lecture est un contexte. Elle ne remplace pas les rapports locaux sur les obligations, les avances ou les déboursements. La note liée 1351 suit le couloir de transition de COR3. Cette note regarde le système fédéral : la taille des appropriations, le nombre de programmes et le risque qu'un long rétablissement reste pris entre des règles différentes. Les deux regards peuvent parler du même désastre sans mesurer la même chose.

La limite compte. La source principale est une seule analyse de la GAO publiée le 25 mars 2025. Ses chiffres nationaux ne sont pas un relevé bancaire de Porto Rico, et le texte ne transforme pas un coût plus élevé, un retard ou une obligation en accusation. Une obligation n'est pas un déboursement. Un déboursement n'est pas, à lui seul, une preuve de vol.

Pour que les mots soient clairs

Ces mots décrivent des étapes distinctes de l'argent public.

$448 billion
Appropriations fédérales pour l'assistance aux catastrophes pendant les exercices 2015 à 2024.
$110 billion de plus
Appropriations supplémentaires approuvées en décembre 2024 et non comprises dans le chiffre de dix ans.
Liste de haut risque
La GAO s'en sert pour signaler des domaines qui exigent une attention suivie du gouvernement.
Plus de 600 déclarations ouvertes
Dossiers majeurs que FEMA gérait encore, certains depuis presque deux décennies.
Obligation
Engagement formel de fonds. Cela ne prouve pas que l'argent a déjà été déboursé.
Déboursement
Argent tiré ou payé. Ce n'est pas, à lui seul, une preuve de vol.

Source principale : U.S. Government Accountability Office, Disaster Assistance: Improving the Federal Approach, GAO-25-108216, publié le 25 mars 2025 - https://files.gao.gov/reports/GAO-25-108216/index.html