2015-12-09 · Politique
La crise remplit les poches des politiciens et lobbyistes aux États-Unis
Le 9 décembre 2015, Joel Cintrón Arbasetti a rapporté pour le CPI que, tandis que Puerto Rico attend que le Congrès inclue le Chapitre 9 ou une autre mesure fiscale dans le budget de fin d’année, des sénateurs ayant pouvoir sur cet agenda reçoivent des dons de fonds mutuels et de couverture qui détiennent de la dette de l’île — environ $72 billion de l’ELA et des corporations.
En 1984, corporations et municipalités de PR sont restées hors du Chapitre 9; en 2014 le tribunal fédéral et le Premier circuit ont invalidé la « Ley de Quiebra Criolla » (Franklin/Oppenheimer); la Cour suprême fédérale a alors annoncé qu’elle réviserait. Les démocrates soutiennent le H.R. 870 de Pedro Pierluisi; la majorité républicaine s’y oppose.
Le CPI, avec des données FEC (mar 2014–oct 2015), a trouvé $327,250 de dons aux membres du Comité des Finances du Sénat de firmes détenant des obligations PR (14 républicains et 10 des 12 démocrates du comité). Au Judiciary, 7 républicains et 7 démocrates ont aussi reçu. Chuck Schumer (NY) — qui dit soutenir le Chapitre 9 — a reçu $99,150 de hedge/vulture (York, Fir Tree, Blue Mountain, Apollo, D.E. Shaw, et al.), cabinets de bondholders (Quinn Emanuel/COFINA, Davis Polk/BGF, Gibson Dunn/AEE) et lobbyistes pour (Podesta, gouvernement PR) et contre (Venable). MassMutual/Oppenheimer (> $4 billion en obligations PR, selon Morningstar) ont donné à Schumer et à Charles Grassley, opposant au Chapitre 9.
Un don FEC documenté n’est pas un pot-de-vin adjudiqué. Soutien ou rejet législatif ne fixe pas le dénouement du Congrès.